Budget, contractualisation et rythme
Les tarifs varient fortement selon la région, l'expérience de l'intervenant et le nombre de séances engagées. Il n'existe pas de grille de référence publique, ce qui rend la mise en concurrence d'autant plus utile.
Sur la contractualisation, une convention annuelle vaut mieux qu'une commande séance par séance : elle sécurise les créneaux, elle permet de négocier, et elle évite de renégocier trois fois par an. Elle doit préciser le nombre de séances, leur durée, la composition des groupes, les modalités de report en cas d'absence, et ce qui est restitué à la direction.
Sur le rythme, le plancher réglementaire de deux heures par quadrimestre suppose de poser les trois créneaux en début d'année civile. Une équipe de dix professionnels qui tourne en effectif réduit ne libère pas trois demi-journées à l'improviste. C'est aussi ce qui rend le calendrier vérifiable en cas de contrôle : les dates, les durées, la qualification de l'animateur et les présences sont les seules pièces que l'établissement doit pouvoir produire, la confidentialité protégeant le contenu des échanges. Ces pièces relèvent des mêmes règles de conservation que le reste du dossier d'établissement, détaillées dans notre article sur les durées de conservation des documents en EAJE.
Reste ce que les séances produisent. Les thèmes qui reviennent, les tensions repérées, les points de pratique que l'équipe décide de reprendre : c'est le matériau que le référentiel national attend d'une démarche de réflexivité collective. Les rattacher à l'auto-évaluation et aux plans d'action leur donne une suite, et c'est ce que permet un logiciel d'auto-évaluation pour crèche, qui garde une date sur chaque constat et sur chaque tâche ouverte.