Par où commencer quand rien n'est formalisé
La première étape n'est pas d'écrire, c'est de recenser. Une grande partie des pratiques attendues par le référentiel est déjà en place dans les établissements, sans avoir été écrite nulle part. Le premier travail consiste à mettre par écrit ce qui existe, pas à changer ce qui se fait.
La deuxième étape est de restreindre le périmètre de la première auto-évaluation. Couvrir les 36 thématiques du référentiel d'un coup produit un document long que personne ne reprendra. Une seule famille, traitée sérieusement, vaut mieux que les trois survolées.
La troisième étape est de choisir deux axes d'amélioration, pas dix. Chacun avec une action concrète, un responsable et une date de réévaluation.
La quatrième étape est de dater. C'est la date qui transforme une intention en preuve : date de l'auto-évaluation, date d'ouverture de l'action, date de clôture, date de la réévaluation planifiée. Un logiciel d'auto-évaluation pour crèche sert d'abord à ça, tenir cette chronologie sans la reconstituer à la main la veille d'un contrôle.
La cinquième étape est de fixer le rythme. L'article R2324-31 impose une actualisation au moins tous les cinq ans, ce qui constitue un plancher, pas une cadence de travail. La plupart des établissements réévaluent plus souvent, parce qu'un plan d'action ouvert depuis dix-huit mois sans réévaluation ne prouve rien.