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29 Août 2026

Décret du 1er août 2026 en crèche : ce qui change au 1er septembre, et ce qui glisse à 2027

Décret du 1er août 2026 : la règle des professionnels de catégorie 1 en crèche passe au 1er janvier 2027. Ce qui reste applicable au 1er septembre 2026.

Lucas Hivoire

Co-fondateur

Le décret du 1er août 2026 en crèche a été publié au Journal officiel le 4 août, sous le numéro 2026-731. Il modifie cinq articles du Code de la santé publique et, surtout, il déplace l'échéance que tout le secteur avait inscrite au 1er septembre 2026 : la règle sur le nombre minimal de professionnels de catégorie 1 ne s'applique plus à cette date, mais au 1er janvier 2027, avec une méthode de calcul entièrement nouvelle.

Une échéance demeure pourtant bien au 1er septembre 2026, et elle concerne tous les établissements autorisés avant septembre 2022 : la fin du régime transitoire du référentiel bâtimentaire. Cet article remet les deux calendriers côte à côte, à partir du texte du décret et de l'article 4 de l'arrêté du 31 août 2021.

Ce que le décret du 1er août 2026 change pour les crèches, article par article

L'article 1er du décret porte cinq modifications, et elles n'entrent pas toutes en vigueur en même temps.

Trois s'appliquent depuis le 5 août 2026, soit le lendemain de la publication. L'article R. 2324-20 est amputé de la mention relative à l'organigramme : celui-ci sort du dossier d'autorisation, ce qui évite d'avoir à repasser par une modification formelle à chaque mouvement interne. L'article R. 2324-24, III voit son 2° remplacé et un 3° ajouté, qui traitent des diminutions de capacité sans changement de catégorie et des changements d'adresse. L'article R. 2324-29, 1° reçoit la mention « le cas échéant par unité d'accueil », qui vise le détail des compétences professionnelles mobilisées dans le projet d'établissement.

Deux s'appliquent au 1er janvier 2027. L'article R. 2324-42, II est réécrit pour le calcul des effectifs de catégorie 1, et le second alinéa de l'article R. 2324-43, I est supprimé.

Cette césure est le point central. Un gestionnaire qui a préparé sa rentrée sur l'idée que la composition de son équipe basculait au 1er septembre travaille sur un calendrier qui n'existe plus.

Le nouveau calcul de la catégorie 1 : 0,1 par place, arrondi au 0,5

Le texte du nouvel article R. 2324-42, II est court :

Le nombre d'équivalents temps plein [...] est au moins égal au produit de 0,1 par le nombre de places [...] Le résultat [...] est arrondi au 0,5 le plus proche.

L'ancien mécanisme reposait sur un effectif mensuel de référence, difficile à reconstituer et source d'interprétations divergentes. Le nouveau se calcule de tête.

Concrètement, ça veut dire qu'un établissement de 30 places doit disposer de 3 ETP de professionnels de catégorie 1. Un établissement de 12 places obtient 1,2, arrondi à 1 ETP. Un établissement de 16 places obtient 1,6, arrondi à 1,5 ETP. L'arrondi au 0,5 le plus proche fait un vrai travail : il peut retirer comme ajouter une demi-journée de présence hebdomadaire.

Jusqu'au 31 décembre 2026, c'est le régime actuel qui continue de s'appliquer, celui que nous avions détaillé à partir de la FAQ de la direction générale de la cohésion sociale dans l'article sur la composition de l'équipe encadrant les enfants. Les deux régimes ne se chevauchent pas, ils se succèdent.

Ce report laisse quatre mois de plus pour ajuster les recrutements. Il ne dispense pas de faire le calcul dès maintenant : un écart d'un demi-ETP sur une structure de 40 places ne se comble pas en décembre.

Ce qui tient au 1er septembre 2026 : dix-neuf obligations bâtimentaires

L'échéance qui subsiste ne vient pas d'un décret mais de l'arrêté du 31 août 2021, dont l'article 4 organise un régime transitoire en deux temps selon la date de dépôt de la demande d'autorisation.

Les établissements dont la demande a été déposée à compter du 1er septembre 2022 sont soumis à l'ensemble de l'arrêté. Pour les autres, dont toutes les crèches existant à la date de publication du texte, l'article 4 pose deux listes distinctes :

si elles ne sont pas déjà mises en œuvre, doivent également être appliquées au plus tard le 1er septembre 2026 les obligations contenues aux articles I.2.1, II.2.3, II.2.4, II.4.1, II.4.2, II.6.3, II.6.4, II.6.5, II.6.6, II.6.8, II.6.9, II.6.10, III.1.1, III.1.2, III.2.2, III.7.2, III.7.4, IV.5.1, IV.5.2 de l'annexe I du présent arrêté.

La liste de dix-neuf articles couvre la sécurité générale, l'éclairage, les températures, la sécurisation des portes, des fenêtres et des zones vitrées, la zone d'entrée, les lavabos et sanitaires, les espaces extérieurs et le matériel de communication interne.

Deux articles méritent une attention particulière. II.4.1 et III.1.2 figurent dans les deux listes de l'article 4, celle des recommandations applicables dès le lendemain de la publication et celle des obligations exigibles en 2026. Leur rédaction emploie pourtant des formules de préférence. Il est prudent de les traiter comme des obligations au 1er septembre, tout en sachant que leur qualification exacte reste discutable.

Ce que cette échéance change en pratique : la distinction entre établissement autorisé avant ou après septembre 2022 disparaît sur ces dix-neuf points. Le contenu de chaque exigence est détaillé dans notre article sur la conformité au référentiel bâtimentaire.

Ce qui n'a pas bougé, et ce qu'il faut vérifier avant la rentrée

Les taux d'encadrement auprès des enfants sont inchangés : un professionnel pour cinq enfants qui ne marchent pas et un pour huit qui marchent, ou un pour six quel que soit l'âge, selon l'option retenue dans le règlement de fonctionnement. Le décret du 1er août ne les touche pas.

Le projet d'évaluation de la qualité d'accueil, quatrième volet du projet d'établissement au titre de l'article R. 2324-29, 4°, reste également inchangé dans son principe. Il continue de s'appliquer à tous les établissements depuis le 1er avril 2025.

Trois choses restent donc à traiter avant la rentrée. Reprendre le projet d'établissement pour y détailler les compétences par unité d'accueil, puisque c'est applicable depuis le 5 août. Faire l'état des lieux sur les dix-neuf articles bâtimentaires, en datant chaque constat. Et poser le calcul de la catégorie 1 en vue de janvier 2027, pour savoir si un recrutement est nécessaire.

Suivre ces textes fait partie de notre travail. La fin du régime transitoire de l'article 4 a donné lieu chez nous à une refonte du référentiel d'auto-évaluation : des obligations qui ne concernaient jusqu'ici que les établissements autorisés après septembre 2022 s'appliquent désormais à tous, et un questionnaire qui continuerait de les filtrer par date d'autorisation ferait passer un établissement à côté de son échéance. C'est le type de mise à jour qui ne se voit pas de l'extérieur, et qui décide pourtant de ce qu'une directrice a sous les yeux au moment de s'auto-évaluer.

Ces trois chantiers produisent la même matière : des constats, des écarts, des actions et des dates. C'est ce que le contrôleur cherche, comme nous l'avons détaillé à partir du guide d'inspection-contrôle, et c'est ce qu'un logiciel d'auto-évaluation pour crèche permet de tenir sans reconstituer l'historique la veille d'une visite.

En résumé

Le décret du 1er août 2026 en crèche, numéro 2026-731, modifie cinq articles du Code de la santé publique. Trois modifications s'appliquent depuis le 5 août : suppression de l'organigramme du dossier d'autorisation, traitement simplifié des diminutions de capacité et des changements d'adresse, détail des compétences par unité d'accueil dans le projet d'établissement. Deux s'appliquent au 1er janvier 2027, dont le nouveau calcul du nombre de professionnels de catégorie 1, égal au produit de 0,1 par le nombre de places, arrondi au 0,5 le plus proche.

La règle des effectifs de catégorie 1 n'entre donc pas en vigueur au 1er septembre 2026. Ce qui tombe bien à cette date, c'est la fin du régime transitoire du référentiel bâtimentaire : dix-neuf obligations de l'annexe I de l'arrêté du 31 août 2021 deviennent applicables à tous les établissements, y compris ceux autorisés avant septembre 2022.

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Décret du 1er août 2026 : la règle des professionnels de catégorie 1 en crèche passe au 1er janvier 2027. Ce qui reste applicable au 1er septembre 2026.

Lucas Hivoire

Co-fondateur

Le décret du 1er août 2026 en crèche a été publié au Journal officiel le 4 août, sous le numéro 2026-731. Il modifie cinq articles du Code de la santé publique et, surtout, il déplace l'échéance que tout le secteur avait inscrite au 1er septembre 2026 : la règle sur le nombre minimal de professionnels de catégorie 1 ne s'applique plus à cette date, mais au 1er janvier 2027, avec une méthode de calcul entièrement nouvelle.

Une échéance demeure pourtant bien au 1er septembre 2026, et elle concerne tous les établissements autorisés avant septembre 2022 : la fin du régime transitoire du référentiel bâtimentaire. Cet article remet les deux calendriers côte à côte, à partir du texte du décret et de l'article 4 de l'arrêté du 31 août 2021.

Ce que le décret du 1er août 2026 change pour les crèches, article par article

L'article 1er du décret porte cinq modifications, et elles n'entrent pas toutes en vigueur en même temps.

Trois s'appliquent depuis le 5 août 2026, soit le lendemain de la publication. L'article R. 2324-20 est amputé de la mention relative à l'organigramme : celui-ci sort du dossier d'autorisation, ce qui évite d'avoir à repasser par une modification formelle à chaque mouvement interne. L'article R. 2324-24, III voit son 2° remplacé et un 3° ajouté, qui traitent des diminutions de capacité sans changement de catégorie et des changements d'adresse. L'article R. 2324-29, 1° reçoit la mention « le cas échéant par unité d'accueil », qui vise le détail des compétences professionnelles mobilisées dans le projet d'établissement.

Deux s'appliquent au 1er janvier 2027. L'article R. 2324-42, II est réécrit pour le calcul des effectifs de catégorie 1, et le second alinéa de l'article R. 2324-43, I est supprimé.

Cette césure est le point central. Un gestionnaire qui a préparé sa rentrée sur l'idée que la composition de son équipe basculait au 1er septembre travaille sur un calendrier qui n'existe plus.

Le nouveau calcul de la catégorie 1 : 0,1 par place, arrondi au 0,5

Le texte du nouvel article R. 2324-42, II est court :

Le nombre d'équivalents temps plein [...] est au moins égal au produit de 0,1 par le nombre de places [...] Le résultat [...] est arrondi au 0,5 le plus proche.

L'ancien mécanisme reposait sur un effectif mensuel de référence, difficile à reconstituer et source d'interprétations divergentes. Le nouveau se calcule de tête.

Concrètement, ça veut dire qu'un établissement de 30 places doit disposer de 3 ETP de professionnels de catégorie 1. Un établissement de 12 places obtient 1,2, arrondi à 1 ETP. Un établissement de 16 places obtient 1,6, arrondi à 1,5 ETP. L'arrondi au 0,5 le plus proche fait un vrai travail : il peut retirer comme ajouter une demi-journée de présence hebdomadaire.

Jusqu'au 31 décembre 2026, c'est le régime actuel qui continue de s'appliquer, celui que nous avions détaillé à partir de la FAQ de la direction générale de la cohésion sociale dans l'article sur la composition de l'équipe encadrant les enfants. Les deux régimes ne se chevauchent pas, ils se succèdent.

Ce report laisse quatre mois de plus pour ajuster les recrutements. Il ne dispense pas de faire le calcul dès maintenant : un écart d'un demi-ETP sur une structure de 40 places ne se comble pas en décembre.

Ce qui tient au 1er septembre 2026 : dix-neuf obligations bâtimentaires

L'échéance qui subsiste ne vient pas d'un décret mais de l'arrêté du 31 août 2021, dont l'article 4 organise un régime transitoire en deux temps selon la date de dépôt de la demande d'autorisation.

Les établissements dont la demande a été déposée à compter du 1er septembre 2022 sont soumis à l'ensemble de l'arrêté. Pour les autres, dont toutes les crèches existant à la date de publication du texte, l'article 4 pose deux listes distinctes :

si elles ne sont pas déjà mises en œuvre, doivent également être appliquées au plus tard le 1er septembre 2026 les obligations contenues aux articles I.2.1, II.2.3, II.2.4, II.4.1, II.4.2, II.6.3, II.6.4, II.6.5, II.6.6, II.6.8, II.6.9, II.6.10, III.1.1, III.1.2, III.2.2, III.7.2, III.7.4, IV.5.1, IV.5.2 de l'annexe I du présent arrêté.

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Deux articles méritent une attention particulière. II.4.1 et III.1.2 figurent dans les deux listes de l'article 4, celle des recommandations applicables dès le lendemain de la publication et celle des obligations exigibles en 2026. Leur rédaction emploie pourtant des formules de préférence. Il est prudent de les traiter comme des obligations au 1er septembre, tout en sachant que leur qualification exacte reste discutable.

Ce que cette échéance change en pratique : la distinction entre établissement autorisé avant ou après septembre 2022 disparaît sur ces dix-neuf points. Le contenu de chaque exigence est détaillé dans notre article sur la conformité au référentiel bâtimentaire.

Ce qui n'a pas bougé, et ce qu'il faut vérifier avant la rentrée

Les taux d'encadrement auprès des enfants sont inchangés : un professionnel pour cinq enfants qui ne marchent pas et un pour huit qui marchent, ou un pour six quel que soit l'âge, selon l'option retenue dans le règlement de fonctionnement. Le décret du 1er août ne les touche pas.

Le projet d'évaluation de la qualité d'accueil, quatrième volet du projet d'établissement au titre de l'article R. 2324-29, 4°, reste également inchangé dans son principe. Il continue de s'appliquer à tous les établissements depuis le 1er avril 2025.

Trois choses restent donc à traiter avant la rentrée. Reprendre le projet d'établissement pour y détailler les compétences par unité d'accueil, puisque c'est applicable depuis le 5 août. Faire l'état des lieux sur les dix-neuf articles bâtimentaires, en datant chaque constat. Et poser le calcul de la catégorie 1 en vue de janvier 2027, pour savoir si un recrutement est nécessaire.

Suivre ces textes fait partie de notre travail. La fin du régime transitoire de l'article 4 a donné lieu chez nous à une refonte du référentiel d'auto-évaluation : des obligations qui ne concernaient jusqu'ici que les établissements autorisés après septembre 2022 s'appliquent désormais à tous, et un questionnaire qui continuerait de les filtrer par date d'autorisation ferait passer un établissement à côté de son échéance. C'est le type de mise à jour qui ne se voit pas de l'extérieur, et qui décide pourtant de ce qu'une directrice a sous les yeux au moment de s'auto-évaluer.

Ces trois chantiers produisent la même matière : des constats, des écarts, des actions et des dates. C'est ce que le contrôleur cherche, comme nous l'avons détaillé à partir du guide d'inspection-contrôle, et c'est ce qu'un logiciel d'auto-évaluation pour crèche permet de tenir sans reconstituer l'historique la veille d'une visite.

En résumé

Le décret du 1er août 2026 en crèche, numéro 2026-731, modifie cinq articles du Code de la santé publique. Trois modifications s'appliquent depuis le 5 août : suppression de l'organigramme du dossier d'autorisation, traitement simplifié des diminutions de capacité et des changements d'adresse, détail des compétences par unité d'accueil dans le projet d'établissement. Deux s'appliquent au 1er janvier 2027, dont le nouveau calcul du nombre de professionnels de catégorie 1, égal au produit de 0,1 par le nombre de places, arrondi au 0,5 le plus proche.

La règle des effectifs de catégorie 1 n'entre donc pas en vigueur au 1er septembre 2026. Ce qui tombe bien à cette date, c'est la fin du régime transitoire du référentiel bâtimentaire : dix-neuf obligations de l'annexe I de l'arrêté du 31 août 2021 deviennent applicables à tous les établissements, y compris ceux autorisés avant septembre 2022.

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