Dossier du collaborateur : durées par type de pièce
Pour le personnel, les durées sont mieux balisées parce qu'elles relèvent du Code du travail et du droit social. Plusieurs cycles cohabitent.
Les bulletins de paie doivent être conservés cinq ans par l'employeur (article L3243-4 du Code du travail). Les contrats de travail, après leur terme, suivent la prescription de cinq ans pour les actions en paiement de salaires. La déclaration préalable à l'embauche (DPAE) et la DSN sont conservées cinq ans. Pour les documents URSSAF, la prescription des cotisations est de trois ans, mais une conservation de cinq ans est la pratique standard pour couvrir les contrôles.
Pour les pièces propres au secteur petite enfance, la logique est de conserver pendant toute la durée de l'emploi puis d'archiver cinq ans après le départ. C'est valable pour le diplôme professionnel, le contrat de travail, le certificat médical d'aptitude, et désormais l'attestation d'honorabilité devenue obligatoire depuis le 1er octobre 2025. Les attestations de formation continue, les recyclages PSC1 ou SST, et les habilitations spécifiques suivent la même règle.
Cas particulier : le dossier médical de médecine du travail. Quand le collaborateur a été exposé à des risques particuliers, l'article R4624-26 du Code du travail impose une conservation prolongée, parfois plusieurs décennies après la fin du contrat. En EAJE, l'exposition aux produits d'entretien et aux situations de manutention répétée peut justifier ce traitement. À vérifier avec le service de santé au travail référent.
Ce n'est pas une charge administrative parmi d'autres. C'est une obligation directe de l'employeur, contrôlable à tout moment.