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21 Septembre 2026

Socle national de connaissances et de savoir-faire : ce qui change en EAJE

Socle national de connaissances et de savoir-faire, paru en septembre 2026 : ce que tout professionnel de la petite enfance doit savoir, ce qui change en EAJE.

Lucas Hivoire

Co-fondateur

Le socle national de connaissances et de savoir-faire communs des professionnels de la petite enfance est paru en septembre 2026. C'est le second des deux référentiels prévus par le service public de la petite enfance, après le référentiel national de qualité d'accueil du jeune enfant. Il a été rédigé par la direction générale de la cohésion sociale, à partir des travaux d'un comité scientifique commun aux deux textes, et après concertation au sein du comité de filière petite enfance. Il fait suite à la lettre de mission adressée à l'IGAS après son rapport d'avril 2023 sur la qualité de l'accueil et la prévention de la maltraitance dans les crèches.

Le document compte 44 pages, dont 34 d'attendus. Cet article en donne la nature exacte, son articulation avec le référentiel qualité, les cinq domaines et les quatre niveaux d'exercice qu'il distingue, et ce qu'il implique pour une direction d'EAJE.

Un socle national de connaissances, pas un texte opposable

Le socle recense les connaissances et savoir-faire attendus de tout professionnel accueillant de jeunes enfants, quel que soit son diplôme initial, sa filière de formation ou son lieu d'exercice. Son périmètre couvre les EAJE, les assistants maternels à domicile, en maison d'assistants maternels ou en crèche familiale, et les auxiliaires parentaux intervenant chez les parents.

Le texte est explicite sur sa portée : il n'est pas opposable. Il ne crée aucune qualification, ne modifie aucun diplôme et n'ajoute aucune obligation individuelle aux professionnels. Ce qu'il fait est différent. Il donne des repères aux services qui accompagnent et contrôlent les modes d'accueil (départements, PMI, CAF, services de l'État), il oriente les employeurs dans la conception de leurs plans de développement des compétences, et il sert de base aux branches professionnelles, aux référentiels de diplômes et aux programmes de formation initiale et continue.

Le point d'appui juridique pour un gestionnaire est celui que le document rappelle lui-même : l'article L. 6321-1 du Code du travail, qui impose à l'employeur d'assurer l'adaptation des salariés à leur poste de travail et le maintien de leur capacité à occuper un emploi. Cette obligation existait déjà. Le socle lui donne, pour la première fois, une grille nationale de lecture propre au secteur.

Comment il s'articule avec le référentiel national de qualité d'accueil

C'est la distinction structurante à comprendre. Le référentiel national de qualité d'accueil du jeune enfant décrit les pratiques attendues : ce qu'il faut faire au quotidien avec les enfants, avec les familles, dans l'organisation de la structure. Le socle décrit ce qu'il faut savoir et savoir faire pour mettre ces pratiques en œuvre. Le document le dit en une phrase : il « mentionne les savoir-faire et connaissances nécessaires à l'appropriation et à la mise en œuvre des pratiques de qualité » que le référentiel qualité énonce.

Les deux textes partagent le même comité scientifique : Anne-Marie Fontaine, Catherine Gueguen, Héloïse Junier, Pierre Moisset, Josette Serres, Rebecca Shankland et Jaqueline Wendland. La cohérence entre les deux référentiels est donc intégrée à la source. Le socle renvoie d'ailleurs au référentiel qualité sur plusieurs notions précises, comme la référence relationnelle, qui n'est pas une relation exclusive entre un enfant et un professionnel, ou la planification des journées, qui n'est pas une ritualisation rigide.

Concrètement, ça veut dire qu'une direction dispose désormais de deux documents complémentaires. Le référentiel qualité oriente les pratiques de la structure et son projet d'évaluation. Le socle oriente le plan de développement des compétences de l'équipe. L'un sans l'autre reste incomplet : une pratique attendue que personne dans l'équipe ne sait mettre en œuvre n'est pas une pratique, c'est un écart.

Les cinq domaines et les seize thématiques du socle

Le socle est organisé en cinq domaines, découpés en seize thématiques.

Le premier domaine, connaître les besoins des enfants pour y répondre au quotidien, est le plus dense. Il couvre les connaissances sur le développement du jeune enfant et leur évolution, les besoins physiologiques (soins, sommeil, alimentation, santé environnementale), les besoins affectifs et relationnels (attachement, émotions, pleurs, cadre éducatif sans violence), la communication avec le jeune enfant, et le repérage des écarts de développement et du handicap. Il demande notamment à tout professionnel d'identifier et de déconstruire les idées reçues sur le jeune enfant : le caprice, l'enfant tyrannique, la provocation, l'angoisse du huitième mois, ou l'expression « faire ses nuits ».

Le deuxième domaine, organiser l'activité professionnelle avec les enfants au quotidien, porte sur l'adaptation de l'accueil aux stades de développement, la fonction du jeu, l'observation professionnelle, et l'éveil de l'enfant, y compris l'éveil à la nature et les sorties quotidiennes.

Le troisième domaine, accueillir et accompagner les parents et la famille de chaque enfant, couvre l'accueil des familles dans leur diversité, le soutien à la fonction parentale, et la lutte contre les violences éducatives ordinaires et les maltraitances, avec la conduite à tenir et les circuits de l'information préoccupante.

Le quatrième domaine, situer son activité professionnelle, réunit la connaissance du cadre (textes sur les droits de l'enfant, éthique, secret professionnel) et le soin de soi : prévention des troubles musculosquelettiques et des risques psychosociaux, compétences psychosociales des adultes, réaction au stress causé par les pleurs, et apports de l'analyse des pratiques professionnelles.

Le cinquième domaine, organiser l'activité dans le cadre professionnel, rassemble le travail en collectif, les projets et partenariats, la gestion administrative et la lutte contre la maltraitance institutionnelle. C'est le domaine qui parle le plus directement à la direction.

Quatre niveaux d'attendus, dont un pour la direction

Pour chaque thématique, le socle distingue ce qui est attendu de l'ensemble des professionnels, puis, le cas échéant, ce qui s'ajoute pour les assistants maternels, pour les emplois chargés de la coordination de l'action éducative, et pour les emplois de direction.

Le socle commun s'applique à toute personne au contact des enfants, quel que soit son diplôme. Il fixe ce que chacun doit connaître et savoir faire : les étapes du développement, les soins du quotidien dans le respect du rythme et de l'intimité de l'enfant, la fonction des pleurs, le repérage précoce des troubles du neurodéveloppement, la communication quotidienne avec les parents, les signes de maltraitance et le circuit d'une information préoccupante.

Les attendus propres aux assistants maternels sont peu nombreux et concernent surtout le cadre de l'accueil individuel : législation, convention collective, contrat de travail avec les parents employeurs, projet d'accueil, planning mensuel.

Les emplois chargés de la coordination de l'action éducative ajoutent une couche d'approfondissement et d'animation : maîtriser la théorie de l'attachement dans sa version actuelle, rédiger les documents de planification, accompagner les professionnels dans la démarche d'observation, orienter l'usage des grilles de repérage des troubles du neurodéveloppement, animer les réunions d'équipe et les projets, former les pairs. C'est le niveau typique d'une éducatrice de jeunes enfants ou d'une coordinatrice pédagogique.

Les emplois de direction portent la responsabilité globale. Le socle leur demande d'animer la veille scientifique de l'équipe, de connaître les réglementations spécifiques à l'accueil collectif et les modalités de financement, d'élaborer et d'évaluer le projet d'établissement, le projet éducatif, le projet social et de développement durable et le projet d'évaluation de la qualité, de construire une démarche d'amélioration continue avec un diagnostic et un plan d'action, de rédiger le document unique d'évaluation des risques professionnels, de mettre en place une démarche de qualité de vie et des conditions de travail, d'organiser des temps d'analyse des pratiques assurés par des intervenants extérieurs, d'élaborer et suivre un budget et un rapport d'activité, et de mettre en œuvre les outils de suivi de la qualité et de lutte contre la maltraitance, avec des retours d'expérience après incident. Dans une micro-crèche, où les rôles se cumulent, ce niveau et le précédent reposent souvent sur la même personne.

Cette gradation change la nature du plan de développement des compétences. Il ne s'agit plus d'un catalogue de formations réparti entre les membres de l'équipe, mais d'une lecture différenciée de ce que chaque rôle doit maîtriser. Le premier article publié sur ce référentiel, rédigé pendant la concertation, en anticipait la logique ; le texte publié la confirme et la précise.

Ce que le socle implique pour une direction d'EAJE

Trois conséquences pratiques se dégagent du texte.

La première concerne le plan de développement des compétences. Le socle en devient la grille naturelle : chaque écart constaté dans la démarche qualité peut désormais être traduit en compétence à acquérir, à un niveau de rôle précis, et documenté comme tel. Un plan de formation construit sur cette base est aussi un plan que les financeurs de la formation professionnelle savent lire.

La deuxième concerne les contrôles. Le guide d'inspection-contrôle des EAJE demande déjà au contrôleur de vérifier que le référentiel qualité a été discuté avec les équipes et que les professionnels s'en sont emparés. Le socle donne aux services de PMI un repère supplémentaire pour apprécier cette appropriation. Il n'est pas opposable, mais il est public, et les autorités qui contrôlent le connaissent.

La troisième concerne l'entretien professionnel et la journée pédagogique. Le socle fournit un vocabulaire commun pour situer les points forts et les points à construire de chaque professionnelle, et une thématique par journée pédagogique. Il ne remplace ni l'un ni l'autre. Il leur donne un cadre.

Intégrer le socle dans la démarche qualité de votre EAJE

Un référentiel de 44 pages, sans support opérationnel, reste au fond d'un tiroir. Ce constat vaut pour le référentiel qualité comme pour le socle.

Évalinous croise déjà, en un point, le référentiel national de qualité d'accueil, le référentiel bâtimentaire de l'arrêté du 31 août 2021 et le Code de la santé publique. Chaque écart constaté dans une auto-évaluation ouvre un plan d'action, la librairie documentaire trace les attestations de lecture et les quiz de compréhension des protocoles par les professionnels, et le tout s'exporte en un clic le jour d'un contrôle. C'est ce que fait notre logiciel d'auto-évaluation pour crèche aujourd'hui.

Le socle ouvre l'étape suivante, que nous préparons avec les réseaux qui utilisent Évalinous : donner à la direction une lecture des connaissances et des savoir-faire de son équipe, rôle par rôle, adossée au texte publié. Dans l'esprit du socle, il s'agit de situer, pas de noter. Le détail arrivera avec le module.

Concrètement, ça veut dire que le plan de développement des compétences cessera d'être un tableur reconstruit chaque année. Il deviendra une composante de la démarche qualité, articulée avec l'auto-évaluation des pratiques et les plans d'action déjà en place, et lisible le jour où une PMI ou un financeur demande comment l'équipe s'est appropriée le socle national de connaissances et de savoir-faire.

Vous souhaitez voir comment ça fonctionne concrètement ? Demandez une démonstration gratuite.

Socle national de connaissances et de savoir-faire communs des professionnels de la petite enfance (PDF)

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Lucas Hivoire

Co-fondateur

Le socle national de connaissances et de savoir-faire communs des professionnels de la petite enfance est paru en septembre 2026. C'est le second des deux référentiels prévus par le service public de la petite enfance, après le référentiel national de qualité d'accueil du jeune enfant. Il a été rédigé par la direction générale de la cohésion sociale, à partir des travaux d'un comité scientifique commun aux deux textes, et après concertation au sein du comité de filière petite enfance. Il fait suite à la lettre de mission adressée à l'IGAS après son rapport d'avril 2023 sur la qualité de l'accueil et la prévention de la maltraitance dans les crèches.

Le document compte 44 pages, dont 34 d'attendus. Cet article en donne la nature exacte, son articulation avec le référentiel qualité, les cinq domaines et les quatre niveaux d'exercice qu'il distingue, et ce qu'il implique pour une direction d'EAJE.

Un socle national de connaissances, pas un texte opposable

Le socle recense les connaissances et savoir-faire attendus de tout professionnel accueillant de jeunes enfants, quel que soit son diplôme initial, sa filière de formation ou son lieu d'exercice. Son périmètre couvre les EAJE, les assistants maternels à domicile, en maison d'assistants maternels ou en crèche familiale, et les auxiliaires parentaux intervenant chez les parents.

Le texte est explicite sur sa portée : il n'est pas opposable. Il ne crée aucune qualification, ne modifie aucun diplôme et n'ajoute aucune obligation individuelle aux professionnels. Ce qu'il fait est différent. Il donne des repères aux services qui accompagnent et contrôlent les modes d'accueil (départements, PMI, CAF, services de l'État), il oriente les employeurs dans la conception de leurs plans de développement des compétences, et il sert de base aux branches professionnelles, aux référentiels de diplômes et aux programmes de formation initiale et continue.

Le point d'appui juridique pour un gestionnaire est celui que le document rappelle lui-même : l'article L. 6321-1 du Code du travail, qui impose à l'employeur d'assurer l'adaptation des salariés à leur poste de travail et le maintien de leur capacité à occuper un emploi. Cette obligation existait déjà. Le socle lui donne, pour la première fois, une grille nationale de lecture propre au secteur.

Comment il s'articule avec le référentiel national de qualité d'accueil

C'est la distinction structurante à comprendre. Le référentiel national de qualité d'accueil du jeune enfant décrit les pratiques attendues : ce qu'il faut faire au quotidien avec les enfants, avec les familles, dans l'organisation de la structure. Le socle décrit ce qu'il faut savoir et savoir faire pour mettre ces pratiques en œuvre. Le document le dit en une phrase : il « mentionne les savoir-faire et connaissances nécessaires à l'appropriation et à la mise en œuvre des pratiques de qualité » que le référentiel qualité énonce.

Les deux textes partagent le même comité scientifique : Anne-Marie Fontaine, Catherine Gueguen, Héloïse Junier, Pierre Moisset, Josette Serres, Rebecca Shankland et Jaqueline Wendland. La cohérence entre les deux référentiels est donc intégrée à la source. Le socle renvoie d'ailleurs au référentiel qualité sur plusieurs notions précises, comme la référence relationnelle, qui n'est pas une relation exclusive entre un enfant et un professionnel, ou la planification des journées, qui n'est pas une ritualisation rigide.

Concrètement, ça veut dire qu'une direction dispose désormais de deux documents complémentaires. Le référentiel qualité oriente les pratiques de la structure et son projet d'évaluation. Le socle oriente le plan de développement des compétences de l'équipe. L'un sans l'autre reste incomplet : une pratique attendue que personne dans l'équipe ne sait mettre en œuvre n'est pas une pratique, c'est un écart.

Les cinq domaines et les seize thématiques du socle

Le socle est organisé en cinq domaines, découpés en seize thématiques.

Le premier domaine, connaître les besoins des enfants pour y répondre au quotidien, est le plus dense. Il couvre les connaissances sur le développement du jeune enfant et leur évolution, les besoins physiologiques (soins, sommeil, alimentation, santé environnementale), les besoins affectifs et relationnels (attachement, émotions, pleurs, cadre éducatif sans violence), la communication avec le jeune enfant, et le repérage des écarts de développement et du handicap. Il demande notamment à tout professionnel d'identifier et de déconstruire les idées reçues sur le jeune enfant : le caprice, l'enfant tyrannique, la provocation, l'angoisse du huitième mois, ou l'expression « faire ses nuits ».

Le deuxième domaine, organiser l'activité professionnelle avec les enfants au quotidien, porte sur l'adaptation de l'accueil aux stades de développement, la fonction du jeu, l'observation professionnelle, et l'éveil de l'enfant, y compris l'éveil à la nature et les sorties quotidiennes.

Le troisième domaine, accueillir et accompagner les parents et la famille de chaque enfant, couvre l'accueil des familles dans leur diversité, le soutien à la fonction parentale, et la lutte contre les violences éducatives ordinaires et les maltraitances, avec la conduite à tenir et les circuits de l'information préoccupante.

Le quatrième domaine, situer son activité professionnelle, réunit la connaissance du cadre (textes sur les droits de l'enfant, éthique, secret professionnel) et le soin de soi : prévention des troubles musculosquelettiques et des risques psychosociaux, compétences psychosociales des adultes, réaction au stress causé par les pleurs, et apports de l'analyse des pratiques professionnelles.

Le cinquième domaine, organiser l'activité dans le cadre professionnel, rassemble le travail en collectif, les projets et partenariats, la gestion administrative et la lutte contre la maltraitance institutionnelle. C'est le domaine qui parle le plus directement à la direction.

Quatre niveaux d'attendus, dont un pour la direction

Pour chaque thématique, le socle distingue ce qui est attendu de l'ensemble des professionnels, puis, le cas échéant, ce qui s'ajoute pour les assistants maternels, pour les emplois chargés de la coordination de l'action éducative, et pour les emplois de direction.

Le socle commun s'applique à toute personne au contact des enfants, quel que soit son diplôme. Il fixe ce que chacun doit connaître et savoir faire : les étapes du développement, les soins du quotidien dans le respect du rythme et de l'intimité de l'enfant, la fonction des pleurs, le repérage précoce des troubles du neurodéveloppement, la communication quotidienne avec les parents, les signes de maltraitance et le circuit d'une information préoccupante.

Les attendus propres aux assistants maternels sont peu nombreux et concernent surtout le cadre de l'accueil individuel : législation, convention collective, contrat de travail avec les parents employeurs, projet d'accueil, planning mensuel.

Les emplois chargés de la coordination de l'action éducative ajoutent une couche d'approfondissement et d'animation : maîtriser la théorie de l'attachement dans sa version actuelle, rédiger les documents de planification, accompagner les professionnels dans la démarche d'observation, orienter l'usage des grilles de repérage des troubles du neurodéveloppement, animer les réunions d'équipe et les projets, former les pairs. C'est le niveau typique d'une éducatrice de jeunes enfants ou d'une coordinatrice pédagogique.

Les emplois de direction portent la responsabilité globale. Le socle leur demande d'animer la veille scientifique de l'équipe, de connaître les réglementations spécifiques à l'accueil collectif et les modalités de financement, d'élaborer et d'évaluer le projet d'établissement, le projet éducatif, le projet social et de développement durable et le projet d'évaluation de la qualité, de construire une démarche d'amélioration continue avec un diagnostic et un plan d'action, de rédiger le document unique d'évaluation des risques professionnels, de mettre en place une démarche de qualité de vie et des conditions de travail, d'organiser des temps d'analyse des pratiques assurés par des intervenants extérieurs, d'élaborer et suivre un budget et un rapport d'activité, et de mettre en œuvre les outils de suivi de la qualité et de lutte contre la maltraitance, avec des retours d'expérience après incident. Dans une micro-crèche, où les rôles se cumulent, ce niveau et le précédent reposent souvent sur la même personne.

Cette gradation change la nature du plan de développement des compétences. Il ne s'agit plus d'un catalogue de formations réparti entre les membres de l'équipe, mais d'une lecture différenciée de ce que chaque rôle doit maîtriser. Le premier article publié sur ce référentiel, rédigé pendant la concertation, en anticipait la logique ; le texte publié la confirme et la précise.

Ce que le socle implique pour une direction d'EAJE

Trois conséquences pratiques se dégagent du texte.

La première concerne le plan de développement des compétences. Le socle en devient la grille naturelle : chaque écart constaté dans la démarche qualité peut désormais être traduit en compétence à acquérir, à un niveau de rôle précis, et documenté comme tel. Un plan de formation construit sur cette base est aussi un plan que les financeurs de la formation professionnelle savent lire.

La deuxième concerne les contrôles. Le guide d'inspection-contrôle des EAJE demande déjà au contrôleur de vérifier que le référentiel qualité a été discuté avec les équipes et que les professionnels s'en sont emparés. Le socle donne aux services de PMI un repère supplémentaire pour apprécier cette appropriation. Il n'est pas opposable, mais il est public, et les autorités qui contrôlent le connaissent.

La troisième concerne l'entretien professionnel et la journée pédagogique. Le socle fournit un vocabulaire commun pour situer les points forts et les points à construire de chaque professionnelle, et une thématique par journée pédagogique. Il ne remplace ni l'un ni l'autre. Il leur donne un cadre.

Intégrer le socle dans la démarche qualité de votre EAJE

Un référentiel de 44 pages, sans support opérationnel, reste au fond d'un tiroir. Ce constat vaut pour le référentiel qualité comme pour le socle.

Évalinous croise déjà, en un point, le référentiel national de qualité d'accueil, le référentiel bâtimentaire de l'arrêté du 31 août 2021 et le Code de la santé publique. Chaque écart constaté dans une auto-évaluation ouvre un plan d'action, la librairie documentaire trace les attestations de lecture et les quiz de compréhension des protocoles par les professionnels, et le tout s'exporte en un clic le jour d'un contrôle. C'est ce que fait notre logiciel d'auto-évaluation pour crèche aujourd'hui.

Le socle ouvre l'étape suivante, que nous préparons avec les réseaux qui utilisent Évalinous : donner à la direction une lecture des connaissances et des savoir-faire de son équipe, rôle par rôle, adossée au texte publié. Dans l'esprit du socle, il s'agit de situer, pas de noter. Le détail arrivera avec le module.

Concrètement, ça veut dire que le plan de développement des compétences cessera d'être un tableur reconstruit chaque année. Il deviendra une composante de la démarche qualité, articulée avec l'auto-évaluation des pratiques et les plans d'action déjà en place, et lisible le jour où une PMI ou un financeur demande comment l'équipe s'est appropriée le socle national de connaissances et de savoir-faire.

Vous souhaitez voir comment ça fonctionne concrètement ? Demandez une démonstration gratuite.

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