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14 Octobre 2026

Renouvellement de l'autorisation d'un EAJE : le calendrier est fixé

Renouvellement de l'autorisation d'un EAJE : le décret du 14 janvier 2026 fixe une échéance par date de délivrance, de 2027 à 2034. Qui est concerné, et quand.

Lucas Hivoire

Co-fondateur

Le renouvellement de l'autorisation d'un EAJE a désormais une date. Le décret du 14 janvier 2026, publié au Journal officiel du 16 janvier sous le NOR SFHA2536327D, insère dans le code de la santé publique un article D. 2324-24-2-1 qui attache à chaque établissement existant une échéance, déterminée par la date à laquelle son autorisation a été délivrée, ou pour une structure publique par la date de l'avis du président du conseil départemental. La première tombe le 31 décembre 2027, et la fenêtre de dépôt s'ouvre vingt-quatre mois avant.

Ce décret est pris pour l'application de l'article 18 de la loi du 18 décembre 2023 pour le plein emploi. Il complète le décret n° 2025-304 du 1er avril 2025, qui avait posé à l'article R. 2324-20-3 du code de la santé publique le principe d'une autorisation accordée pour quinze ans, renouvellement compris. Restait à savoir ce qu'il advenait des établissements autorisés bien avant cette réforme, parfois il y a trente ans : c'est l'objet du calendrier. Cet article détaille qui est concerné, à quelle date, dans quelle fenêtre déposer, et ce que le dossier suppose d'avoir tenu à jour.

Ce que le décret du 14 janvier 2026 met en place

Avant la loi pour le plein emploi, une autorisation d'ouverture d'EAJE n'avait pas de terme. Une crèche autorisée en 1994 l'était toujours en 2025, sans réexamen périodique prévu par les textes, en dehors des contrôles de la PMI qui portent sur le fonctionnement et non sur le titre lui-même.

Le décret du 1er avril 2025 a changé ce régime pour l'avenir en bornant les autorisations à quinze ans. Le décret du 14 janvier 2026 traite le passé : il range les établissements existants en cinq tranches selon l'ancienneté de leur autorisation, et attribue à chaque tranche une date d'échéance comprise entre 2027 et 2034. L'échelonnement a une raison pratique : il évite que les conseils départementaux reçoivent des milliers de dossiers la même année.

Le texte est entré en vigueur le 17 janvier 2026, soit le lendemain de sa publication. Il n'a pas de numéro propre, ce qui le rend un peu moins facile à retrouver que les décrets numérotés du secteur ; c'est son NOR et sa date qui l'identifient.

Votre échéance dépend de la date de délivrance de votre autorisation

Le tableau de l'article D. 2324-24-2-1 raisonne sur la date de délivrance de l'autorisation, ou de l'avis pour les structures publiques, et non sur la date d'ouverture effective ni sur celle des travaux :

  • délivrée avant le 1er janvier 1981 : échéance au 31 décembre 2027

  • du 1er janvier 1981 au 31 décembre 2000 : échéance au 31 décembre 2028

  • du 1er janvier 2001 au 31 décembre 2011 : échéance au 31 décembre 2030

  • du 1er janvier 2012 au 31 décembre 2020 : échéance au 31 décembre 2032

  • à partir du 1er janvier 2021, jusqu'au 18 décembre 2023 pour une autorisation et au 31 décembre 2024 pour un avis : échéance au 31 décembre 2034

Première conséquence : la pièce à retrouver est l'arrêté ou le courrier d'autorisation d'origine. Dans beaucoup d'établissements anciens, ce document a traversé plusieurs directions et plusieurs déménagements. Le localiser est le premier geste, avant même de penser au dossier.

Deuxième conséquence, moins évidente : les tranches ne sont pas de même durée. Un établissement autorisé en 2011 a son échéance en 2030, soit dix-neuf ans après ; un établissement autorisé en 2012 l'a en 2032, soit vingt ans après. L'échelonnement produit mécaniquement ces écarts, et il ne sert à rien d'y chercher une logique de quinze ans : les quinze ans de l'article R. 2324-20-3 s'appliqueront à partir du premier renouvellement, pas à la période qui le précède.

La fenêtre de dépôt : entre vingt-quatre et neuf mois avant l'échéance

Le décret organise la procédure en deux temps. Le président du conseil départemental informe le gestionnaire par écrit entre vingt-quatre et douze mois avant l'échéance. Le gestionnaire dépose sa demande de renouvellement entre vingt-quatre et neuf mois avant cette même date.

Les deux fenêtres se chevauchent, et c'est voulu : il est possible de déposer avant d'avoir été relancé. Mieux vaut d'ailleurs ne pas attendre le courrier, pour deux raisons. La première est que l'information du département peut arriver tardivement dans sa fenêtre, à douze mois, ce qui laisse trois mois utiles avant la fermeture du dépôt. La seconde est que la constitution d'un dossier révèle presque toujours une pièce manquante ou périmée, et que trois mois suffisent rarement à régulariser une conformité bâtimentaire ou une qualification d'équipe.

Pour les établissements de la première tranche, le calcul est déjà fait : échéance au 31 décembre 2027, dépôt recevable jusqu'au 31 mars 2027, information départementale attendue depuis janvier 2026. Autrement dit, la fenêtre est ouverte depuis le début de cette année et elle se referme dans moins de dix-huit mois.

Ce que le renouvellement suppose d'avoir tenu à jour

Le décret fixe un calendrier, il ne crée pas de nouvelles exigences de fond. Le dossier de renouvellement suit les règles de la demande d'autorisation, qui portent sur les locaux, le projet d'établissement, les qualifications de l'équipe et le règlement de fonctionnement. Ce sont donc les obligations existantes qui deviennent, à cette occasion, vérifiables en une fois et sur pièces.

Trois d'entre elles méritent d'être regardées dès maintenant par les établissements des deux premières tranches. Les locaux, d'abord : le régime transitoire du référentiel bâtimentaire s'est refermé le 1er septembre 2026, et les dix-neuf obligations devenues exigibles à cette date sont détaillées dans notre article sur le référentiel bâtimentaire des EAJE. Le projet d'établissement ensuite, qui doit comporter son volet d'évaluation de la qualité d'accueil. Les dossiers du personnel enfin, dont les pièces obéissent à des durées de conservation propres, reprises dans notre article sur les durées de conservation des documents en EAJE.

Un établissement qui tient ces trois chantiers au fil de l'eau constitue son dossier en quelques jours. Un établissement qui les découvre au moment du dépôt entre dans un exercice de reconstitution, avec le risque de devoir documenter rétroactivement des années qu'il n'a pas tracées. C'est la même logique que celle du contrôle de la PMI, décrite dans notre article sur ce que la PMI regarde lors d'une inspection : ce qui tient, ce sont les traces datées, pas les documents produits pour l'occasion.

Un outil pour arriver au dépôt sans reconstituer trois ans d'historique

Le renouvellement de l'autorisation d'un EAJE transforme une conformité diffuse, vérifiée par morceaux au gré des visites, en un dossier unique à déposer à une date connue. Pour un gestionnaire de réseau, la difficulté se multiplie : chaque site a sa propre date de délivrance, donc sa propre échéance, et les tranches peuvent s'étaler sur trois dates différentes au sein d'un même parc.

C'est ce que centralise le logiciel d'auto-évaluation pour crèche d'Évalinous : les auto-évaluations et leurs plans d'action sont historisés et datés, la librairie documentaire garde les pièces de l'établissement et de l'équipe avec leurs échéances, et la vue réseau montre site par site ce qui est à jour et ce qui ne l'est pas. Le projet d'évaluation de la qualité d'accueil s'exporte en un document prêt à joindre.

Concrètement, ça veut dire qu'une directrice qui reçoit son courrier d'information en 2027 ouvre un dossier déjà constitué, plutôt que de passer un trimestre à retrouver ce qui a été fait depuis 2025.

Vous souhaitez voir comment ça fonctionne concrètement ? Demandez une démonstration gratuite.

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Le renouvellement de l'autorisation d'un EAJE a désormais une date. Le décret du 14 janvier 2026, publié au Journal officiel du 16 janvier sous le NOR SFHA2536327D, insère dans le code de la santé publique un article D. 2324-24-2-1 qui attache à chaque établissement existant une échéance, déterminée par la date à laquelle son autorisation a été délivrée, ou pour une structure publique par la date de l'avis du président du conseil départemental. La première tombe le 31 décembre 2027, et la fenêtre de dépôt s'ouvre vingt-quatre mois avant.

Ce décret est pris pour l'application de l'article 18 de la loi du 18 décembre 2023 pour le plein emploi. Il complète le décret n° 2025-304 du 1er avril 2025, qui avait posé à l'article R. 2324-20-3 du code de la santé publique le principe d'une autorisation accordée pour quinze ans, renouvellement compris. Restait à savoir ce qu'il advenait des établissements autorisés bien avant cette réforme, parfois il y a trente ans : c'est l'objet du calendrier. Cet article détaille qui est concerné, à quelle date, dans quelle fenêtre déposer, et ce que le dossier suppose d'avoir tenu à jour.

Ce que le décret du 14 janvier 2026 met en place

Avant la loi pour le plein emploi, une autorisation d'ouverture d'EAJE n'avait pas de terme. Une crèche autorisée en 1994 l'était toujours en 2025, sans réexamen périodique prévu par les textes, en dehors des contrôles de la PMI qui portent sur le fonctionnement et non sur le titre lui-même.

Le décret du 1er avril 2025 a changé ce régime pour l'avenir en bornant les autorisations à quinze ans. Le décret du 14 janvier 2026 traite le passé : il range les établissements existants en cinq tranches selon l'ancienneté de leur autorisation, et attribue à chaque tranche une date d'échéance comprise entre 2027 et 2034. L'échelonnement a une raison pratique : il évite que les conseils départementaux reçoivent des milliers de dossiers la même année.

Le texte est entré en vigueur le 17 janvier 2026, soit le lendemain de sa publication. Il n'a pas de numéro propre, ce qui le rend un peu moins facile à retrouver que les décrets numérotés du secteur ; c'est son NOR et sa date qui l'identifient.

Votre échéance dépend de la date de délivrance de votre autorisation

Le tableau de l'article D. 2324-24-2-1 raisonne sur la date de délivrance de l'autorisation, ou de l'avis pour les structures publiques, et non sur la date d'ouverture effective ni sur celle des travaux :

  • délivrée avant le 1er janvier 1981 : échéance au 31 décembre 2027

  • du 1er janvier 1981 au 31 décembre 2000 : échéance au 31 décembre 2028

  • du 1er janvier 2001 au 31 décembre 2011 : échéance au 31 décembre 2030

  • du 1er janvier 2012 au 31 décembre 2020 : échéance au 31 décembre 2032

  • à partir du 1er janvier 2021, jusqu'au 18 décembre 2023 pour une autorisation et au 31 décembre 2024 pour un avis : échéance au 31 décembre 2034

Première conséquence : la pièce à retrouver est l'arrêté ou le courrier d'autorisation d'origine. Dans beaucoup d'établissements anciens, ce document a traversé plusieurs directions et plusieurs déménagements. Le localiser est le premier geste, avant même de penser au dossier.

Deuxième conséquence, moins évidente : les tranches ne sont pas de même durée. Un établissement autorisé en 2011 a son échéance en 2030, soit dix-neuf ans après ; un établissement autorisé en 2012 l'a en 2032, soit vingt ans après. L'échelonnement produit mécaniquement ces écarts, et il ne sert à rien d'y chercher une logique de quinze ans : les quinze ans de l'article R. 2324-20-3 s'appliqueront à partir du premier renouvellement, pas à la période qui le précède.

La fenêtre de dépôt : entre vingt-quatre et neuf mois avant l'échéance

Le décret organise la procédure en deux temps. Le président du conseil départemental informe le gestionnaire par écrit entre vingt-quatre et douze mois avant l'échéance. Le gestionnaire dépose sa demande de renouvellement entre vingt-quatre et neuf mois avant cette même date.

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Un établissement qui tient ces trois chantiers au fil de l'eau constitue son dossier en quelques jours. Un établissement qui les découvre au moment du dépôt entre dans un exercice de reconstitution, avec le risque de devoir documenter rétroactivement des années qu'il n'a pas tracées. C'est la même logique que celle du contrôle de la PMI, décrite dans notre article sur ce que la PMI regarde lors d'une inspection : ce qui tient, ce sont les traces datées, pas les documents produits pour l'occasion.

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Le renouvellement de l'autorisation d'un EAJE transforme une conformité diffuse, vérifiée par morceaux au gré des visites, en un dossier unique à déposer à une date connue. Pour un gestionnaire de réseau, la difficulté se multiplie : chaque site a sa propre date de délivrance, donc sa propre échéance, et les tranches peuvent s'étaler sur trois dates différentes au sein d'un même parc.

C'est ce que centralise le logiciel d'auto-évaluation pour crèche d'Évalinous : les auto-évaluations et leurs plans d'action sont historisés et datés, la librairie documentaire garde les pièces de l'établissement et de l'équipe avec leurs échéances, et la vue réseau montre site par site ce qui est à jour et ce qui ne l'est pas. Le projet d'évaluation de la qualité d'accueil s'exporte en un document prêt à joindre.

Concrètement, ça veut dire qu'une directrice qui reçoit son courrier d'information en 2027 ouvre un dossier déjà constitué, plutôt que de passer un trimestre à retrouver ce qui a été fait depuis 2025.

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